Le secteur du bâtiment est le plus gros consommateur d’énergie tous secteurs confondus, représentant 44% de l’énergie finale utilisée en France (ADEME 2018). Pour impliquer les occupants dans la réduction de l’empreinte énergétique des logements, l’arrêté du 26 octobre 2010 de la RT 2012 impose que les logements des bâtiments collectifs résidentiels soient équipés d’un dispositif de mesure ou d’estimation de la consommation d’énergie.

L’impact du comptage énergétique

Une étude du CNRS a montré que les usagers qui suivaient leur consommation électrique réduisaient leur consommation de 23% (CNRS 2015). Cette expérimentation conduite avec un panel d’une centaine de ménages sur plus d’un an a montré que « l’apport d’information était d’autant plus percutant que cette information est fine et perçue comme non intrusive. »

Ainsi, le système de comptage ou d’estimation choisi doit, pour être efficace, apporter une analyse neutre, à la fois précise et suffisamment compréhensible pour permettre aux résidents de s’approprier les concepts de kWh, de taux de veille, d’heures creuses… pour comprendre leur facture et identifier les pistes d’économies.

Les indicateurs du comptage énergétique

Rendre l’information explicite au résident, c’est tout d’abord convertir la consommation (des kWh) en euros. Le coût de l’énergie sur un mois ou sur une journée devient alors palpable.

Le système de comptage requis par la RT2012 doit répartir la consommation énergétique suivant les flux suivants :
– chauffage
– refroidissement
– production d’eau chaude
– réseau prises électriques
– autres

Cette répartition permet de comprendre l’importance relative des postes de consommation. L’occupant se rend alors compte que si l’utilisation d’ampoules basse consommation permet d’économiser jusqu’à quelques dizaines d’euros chaque année, le simple fait de baisser la température de chauffage d’un degré permet de réaliser 7% d’économies d’énergies sur la facture totale (ADEME).

Pour aller plus loin, il est possible de calculer d’autres indicateurs comme la consommation des appareils en veille, la répartition de la consommation en heures creuses/pleines, l’empreinte écologique, etc. Davantage d’information pour mieux comprendre la consommation.

Outre des indicateurs numériques, il est possible d’afficher des conseils personnalisés pour ne pas laisser l’utilisateur seul face à ces chiffres.

L’analyse du profil de consommation peut également permettre d’évaluer l’offre de fourniture d’énergie la plus adaptée. Le résident pourra choisir entre le fournisseur historique d’électricité EDF, un fournisseur alternatif ou encore un fournisseur d’électricité verte.

Les sciences du comportement et de la donnée au service des économies d’énergie

De nombreuses barrières psychologiques s’opposent aux changements d’habitudes, même les plus mineurs. Bien que l’application de suivi de la consommation reste avant tout au service du confort et du bien-être des occupants, plusieurs outils existent pour influencer l’utilisateur en douceur et faire en sorte qu’il modifie son comportement, adopte des éco-gestes et réduise sa consommation. Concrètement, il est possible de comparer la consommation du foyer à un foyer plus responsable ou de proposer au foyer d’établir un objectif et ainsi transformer les économies en jeu. De tels leviers contribuent à impliquer émotionnellement l’utilisateur dans le processus. On appelle cela des nudges.

Si de nombreuses solutions sont possibles pour encourager les résidents à faire des économies d’énergie, le choix des meilleurs outils, pour chaque public, n’est pas fait aveuglément. Les données de comptage et d’affichage permettent de faire le lien entre les informations données et les économies d’énergie effectivement réalisées. Il est alors possible de tester et identifier les indicateurs ou les messages qui contribuent réellement à faire baisser les factures dans l’intérêt de tous.

Pour plus d’information sur la solution SmartHab.