Définition de l’habitat inclusif

L’habitat inclusif s’adresse principalement aux personnes âgées et aux personnes handicapées (tous handicaps : moteurs, sensoriels et cognitifs) qui sont pratiquement autonomes. Le logement inclusif se définit donc comme « une réponse complémentaire au logement ordinaire et à l’hébergement en institution » permettant à ces personnes de vivre chez elles, de manière autonome, tout en bénéficiant de services adaptés à leur condition (aménagements fonctionnels, cantine, conciergerie 24/24…).

Aussi, l’habitat inclusif implique nécessairement « un projet de vie sociale et partagée ». En pratique, cela signifie que des espaces sont mutualisés et des activités sont mises en place pour permettre aux résidents d’interagir et de se mettre au service les uns des autres. Par exemple, le simple fait de partager une cuisine est un puissant vecteur de convivialité et d’entraide. On peut imaginer par exemple que si une personne est absente à l’heure du dîner, ses co-résidents iront lui rendre visite pour s’assurer que tout va bien.

Ainsi, un projet immobilier pourra être considéré comme inclusif si des mécanismes de solidarité entre les résidents permettent de veiller sur les plus vulnérables tout en permettant à tous de vivre de manière autonome.

Des projets ambitieux dans toute la France

Si le concept d’habitat inclusif n’est pas nouveau, son inscription à l’article 129 de la loi ELAN du 23 novembre 2018 le consacre comme un outil de politique publique.

Pour soutenir le développement de l’habitat inclusif, la loi ELAN prévoit un dispositif de financement à destination de la personne morale chargée d’assurer le projet de vie sociale et partagée. 15 millions d’euros seront alloués à des projets d’habitat inclusif par ce biais en 2019 (CNSA 2019).

Ce regain d’intérêt pour l’habitat inclusif s’explique en partie par le succès de projets pilotes. Par exemple, la colocation intergénérationnelle de la rue de Chabrol à Paris d’Habitat et Humanisme rassemble sous le même toit un jeune travailleur, un étudiant boursier, une mère isolée avec enfants et un senior. L’habitat inclusif constitue une réponse innovante, profondément humaine et peu coûteuse pour les finances publiques au défi du maintien à domicile des personnes âgées et handicapées.

L’habitat inclusif connecté

Si le principe d’attention et d’assistance mutuelle constituent l’ADN de l’habitat inclusif, les outils technologiques, la domotique en particulier, sont identifiés comme une composante importante du dispositif au sein du Guide de l’Habitat Inclusif, édité par la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie.

Le logement doit pouvoir « s’adapter à une baisse d’autonomie sans être marqué grand âge ou handicap ». La domotique, dispositif non stigmatisant, permet d’améliorer le confort des résidents en adaptant automatiquement le chauffage, l’éclairage, les volets ou de renforcer leur sécurité en prévenant les cambriolages, les incendies ou les inondations. Ces équipements veillent et rassurent l’entourage de la personne vulnérable qui reçoit une notification en cas d’alerte.

Les dispositifs les plus innovants concernent la santé de la personne. Il est possible de non seulement détecter les incidents, mais avant tout de les prévenir. En pratique, le suivi de l’activité d’une personne via le croisement d’indicateurs variés (mouvements, consommation d’eau, consommation d’électricité…) permet de rendre compte de l’état de santé de la personne. Une rupture dans ce rythme de vie peut être le signal d’une situation de crise à gérer. Sur le long terme, l’évolution générale de l’activité de la personne peut générer des alertes préventives afin d’agir avant que la situation ne se dégrade davantage.

De plus, il est possible d’analyser à la fois la santé physique mais également la santé affective de la personne afin de prévenir la fatigue, la perte d’autonomie ou l’isolement. Très simplement, il est possible d’évaluer si la personne reçoit moins de visite ou si elle sort moins souvent de chez elle.

L’analyse de ces indicateurs via l’intelligence artificielle ainsi que l’automatisation des alertes peuvent aisément remplacer un système de vidéosurveillance intrusif. La détection d’un évènement inhabituel, comme une chute ou un malaise, peut être transmise automatiquement à un voisin, valide et volontaire pour prêter secours.

Ce fonctionnement permet aux résidents vulnérables de bénéficier de prestations similaires à celles proposées habituellement par des résidences spécialisées disposant de personnel de garde pour un coût très compétitif. Les projets d’habitat inclusif proposent à des publics rencontrant des difficultés d’accès au logement de réaliser ce service d’assistance de façon ponctuelle en échange d’un loyer modéré.

Le smart home devient finalement un formidable outil pour stimuler la solidarité entre voisins. C’est surtout un moyen de promouvoir l’Egalité des Droits et des Chances, dans l’esprit de la loi de février 2005, en permettant à tous de vivre chez soi de manière digne et autonome.

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